MALNOÏA Balade à la Danny Elfman

Malnoïa - Adnsound.com

Chronique du premier album de Malnoïa, Surface of arts, par Adnsound. Rangé entre Matmos et Danny Elfman (!), ne passez pas à côté de la dernière production de La mais°n.

Il y a des albums qui ne vous rendent pas la tache facile, ils vous plaisent, mais vous savez pas par où commencer où finir. Surface of arts de Malnoïa fait partie de ces insaisissables…

Malnoïa est le résultat de la collaboration de Pierre Mottron, père du projet B-LogiQ, et de Xavier Colautti à qui reviendra la conception des textes de Surface of arts. Quelques invités ont aussi passé la frontière du formaté, Hidekazu Wakabayashi, Post-Agnès et Edouard Kuchiman. L’équipe est au complet.

Surface of arts me fait l’effet d’un labyrinthe végétal à la tombée du jour, il y a des rayons de lumières qui passent entre les feuilles, des odeurs de terre, d’écorce et de fleurs, des sons, le craquement des branches sous les pied et cette petite appréhension de ce qu’il y aura derrière. Le décors parfait pour une adaptation sonore du Songe d’une nuit d’été.

« Time’s » est le premier titre de cette fresque sonore, il nous prend pas la main en douceur, comme une mélopée et c’est une fois passée la porte de brume que le froid vous surprend et que les faunes farceurs vous susurrent aux oreilles, il semblent pourtant vouloir de nous, on reste, on verra bien… Et puis le chant reprend, avançons.

« Curtains down » est une balade comme les aime Danny Elfman, tantôt mutine tantôt anxiogène. « Carousel » me fait penser à l’univers du versatile Beck et c’est avec une certaine forme de plénitude que je m’abandonne à l’écoute des coeurs de la première partie de « Bohemian intermission » à peine surpris par l’arrivée de bit à la mode de chez Matmos en plein milieu du titre.

La balade continue au rythme discontinu des morceaux qui tiennent parfois plus de la mise en scène poétique qu’autre chose, car dans le monde de Malnoïa la musique sert de décors, de paysage. C’est une fois sortit de ce monde de brumes que l’on prend conscience de la richesse de l’univers de Malnoïa.

Surface of arts est une dentelle tissée de musique contemplative, aux motifs quelque peu expérimentaux qui conviendra aux amateurs de Craig Armstrong, Boards of Canada ou encore de Sigur rös. J’ai par contre un peu peur que les autres se perdent sur les terres brumeuses de cet excellent album de Trip-hop. C’est une musique qui demande de l’attention et il est malheureusement peu courant que la curiosité du « Grand public » aille jusque là…

Retrouvez la chronique sur www.adnsound.com. Et pour les plus attentifs, Adnsound organise un grand jeu concours pour vous permettre de gagner 5 albums de Surface of arts : Concours Adnsound – Surface of arts.

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