JÎ MOB Bankrobber à l’honneur sur la Ferarock

Jî Mob - Bankrobber - Par la FERAROCK

Chronique réalisée par la FERAROCK, à l’occasion de la sortie de Bankrobber, le nouvel album de Jî Mob. Et comme on fait pas les choses à moitié, l’album est à découvrir et à gagner toute la semaine sur les radios FERAROCK et une émission spéciale d’une heure sera diffusée sur toutes les radios du réseau le vendredi 15 février !

« Don’t worry, it’s a new style ». Dès la première piste de Bankrobber, Jî Mob annonce la couleur ; ce troisième album (après Director’s Cut en 2006 et Power To The People ! en 2008) ne donnera ni dans la concession, ni dans la demi-mesure. À l’image du braqueur de banque inspirant l’artwork et le fil rouge du disque, Jérôme « Jî » Dru tente le hold up parfait en 12 titres, et hors de question de se laisser enfermer dans une case musicale distincte, prison de la créativité. L’album est paru chez le label La maison.

Difficile, dans ces conditions, de décrire la musique de Jî Mob. Car les rares éléments récurrents du disque sont aussi les plus trompeurs, les plus inattendus. La flûte, en premier lieu, instrument de prédilection du chanteur, est présente sur pratiquement tous les morceaux du disque et, comme par magie, semble soudain capable de se mêler a tous les styles musicaux ! On connaissait la flûte dans le prog-rock avec des groupes comme Jethro Tull. On commençait aussi à croire, avec Thee Oh Sees, que l’on pouvait concilier flûte et délire garage-punk. Mais chez Jî Mob, il semble que le biseau puisse s’adapter a tout ; rythmiques funky, ambiances post punk, mélodies pop…

Jî Mob - Bankrobber - Par la Ferarock

… Et bien souvent tout cela en même temps. Car ce Bankrobber ne tente pas de dresser un inventaire de la musique actuelle, ni d’alterner simplement les genres. Il les collectionne, les confronte, les additionne et ambitionne l’inouï. Les idées se rencontrent et se percutent, ainsi que l’on mêle les couleurs pour en découvrir une nouvelle. Jî Mob, jonglant autant sur le froid métronomique de l’électronique que sur un groove chaleureux, offre un résultat parfois percutant, souvent hypnotique, et aux sonorités toujours surprenantes.

Évidemment, dans un casse, rien ne se passe jamais comme prévu. L’opération est hasardeuse, pour ne pas dire casse-gueule ; il faut improviser, trouver des chemins dérobés, des passages secrets… Et courir, sans cesse, sans se retourner. C’est à cette fuite effrénée en avant que nous convie Jî Mob, nous mettant même au défi, dans l’ultime bravade de cet album atypique : « Catch Me If You Can ! ».

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